planete en danger

La deforestation de l'Amazonie

le 07/06/2007 à 02h09

Selon une étude publiée le 21 octobre dans la revue Science, la déforestation de l'Amazonie brésilienne serait supérieure de 50% aux données communément avancées.

Une déforestation galopante
Même si l’année dernière la déforestation était moins importante que le record 1994-1995 (29 050 km²), les niveaux de déboisements de ces trois dernières années n’ont jamais été si uniformément élevés, dépassant tous les 20 000 km².
Ainsi, le 18 mai 2005, les autorités brésiliennes ont confirmé que la déforestation avait atteint dans la période 2003-2004, son second plus haut niveau, avec des pertes couvrant une superficie de 26 130 kilomètres carrés, une zone équivalent à la taille de la Belgique et plus grande que l’état américain du New Hampshire.
Au final, près de 20 % de la plus grande forêt tropicale de la planète, qui abrite environ 30 % des espèces animales et végétales du monde, a maintenant été perdue au profit notamment des activités agricoles (élevage surtout).
Durant plusieurs décennies, des coupes sélectives d'au moins 35 variétés d'arbres ayant une valeur marchande élevée, ont été pratiquées sans que l'on ait pu en mesurer l'ampleur.
Greg Asner, de l'institut privé américain Carnegie Institution qui a dirigé cette recherche, souligne que "Nous avons de ce fait été totalement surpris de découvrir que l'abattage sélectif sauvage entraîne la perte annuelle de surface forestière équivalente à la superficie de l'Etat du Connecticut", dans le nord-est des Etats-Unis.

Les coupes sélectives concernent des arbres comme l'acajou ou le mahogany, dont un seul arbre vaut plusieurs centaines de dollars à la scierie, précisent les auteurs.
Or, pour couper un arbre dans la forêt amazonienne, G. Asner et ses collègues estiment qu'il faut en abîmer une trentaine dans l'extraction, sans parler des chemins et des routes qui sont frayés au milieu de la jungle et des trouées laissées dans la canopée qui, en laissant passer les rayons du soleil, assèchent les sols

Une richesse inestimable ravagée
"Ces coupes ont un impact négatif sur l'équilibre écologique fragile de la forêt amazonienne en provoquant la destruction de nombre d'arbres, de plantes et d'animaux", ajoute Greg Asner.
Avec un panel de 40 000 espèces végétales et de 14 000 espèces animales, cette forêt est un sanctuaire de la biodiversité. Elle abrite 23 écosystèmes différents et renferme la plus grande concentration d'organismes biologiques de la planète. Les scientifiques estiment qu'ils représentent entre 15 et 30% de l'ensemble des espèces connues dans le monde.
Environ 3000 espèces de poissons d'eau douce ont été répertoriées dans les fleuves et les lacs d'Amazonie.

Une source d'émission de gaz à effet de serre
On estime qu'environ 400 millions de tonnes de gaz à effet de serre sont rejetés dans l’atmosphère chaque année du fait du défrichement de la forêt, à cause notamment de la décomposition des déchets de bois. Cette quantité colossale est actuellement presque entièrement absorbée par la forêt dans sa respiration et sa croissance. Mais cet équilibre pourrait être compromis alors que des surfaces de plus en plus importantes de forêt sont coupées et fertilisées par la culture sur brûlis.
De plus, les coupes sélectives augmentent de 100 millions de tonnes les émissions de CO2, ce qui selon M. Asner pourrait avoir un impact sur le climat de la planète.

La déforestation affecte le climat
Les tropiques reçoivent les deux tiers des précipitations mondiales et sont sources d'une évaporation importante qui entraîne des échanges de chaleur. Avec de telles précipitations, une quantité colossale de chaleur est relachée dans l'atmosphère, faisant des tropiques la première source de redistribution de la chaleur sur Terre. Et, en raison de la localisation de l'Amazonie, une modification de son taux de boisement et donc de la chaleur redistribuée, peut entraîner de sérieux changements météorologiques dans le reste du monde comme des tempêtes violentes ou des sécheresses.

Une exploitation forestière de type minier sans aucun contrôle
Selon Greenpeace, "un grand nombre de compagnies exploitent sans permis, coupent du bois dans des zones protégées, exportent illégalement. Même les compagnies forestières transnationales qui auraient les capacités pour gérer durablement la forêt amazonienne profitent de ce marché illégal et ne font aucun investissement qui irait dans le sens d'une gestion durable."
Au total, 80% du bois exploité au Brésil est illégal.

Commentaires

Avatar de mandou-land

pourquoi l'amour nous ...

Par mandou-land le 14/08/2008 à 22h34

t a fond dedans apparement



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